Avoir des fuites urinaires n’est jamais plaisant et souffrir d’incontinence peut devenir un réel problème au quotidien. Heureusement, il existe différents traitements de l’incontinence urinaire masculine pour mieux vivre avec ou la soigner. Le traitement est notamment prescrit en fonction de la cause et de l’importance de l’incontinence.

Les différents types d’incontinence urinaire

L’incontinence urinaire correspond à la perte involontaire d’urine. Grâce à leur anatomie, les hommes sont moins nombreux que les femmes à souffrir d’incontinence urinaire. En effet, l’homme possède un urètre plus long dont la portion initiale est entourée par la glande prostatique. Il bénéficie aussi d’un sphincter puissant et strié qui est directement en contact avec la partie basse de l’urètre. Cela diminue grandement les risques d’incontinence. De plus, les hommes ne subissent pas les détériorations du périnée qu’engendre la grossesse.

Faible, modérée ou sévère

Les fuites urinaires nécessitent généralement le port d’une protection ou de changer de sous-vêtement. Selon le nombre de protections portées par jour, l’incontinence urinaire peut être définie comme :

  • faible : une protection par jour
  • modérée : deux à trois protections
  • sévère : quatre protections ou plus.

Les types d’incontinence urinaire

On distingue deux types d’incontinence urinaire :

  • l’incontinence urinaire d’efforts
  • l’incontinence urinaire par impériosité aussi appelée instabilité vésicale ou hyperactivité vésicale.

Selon le type d’incontinence, la prise en charge médicale et chirurgicale seront différentes. Dans la plupart des cas, l’un des deux types d’incontinence urinaire prédomine et son traitement sera réalisé en priorité.

L’incontinence urinaire d’efforts

L’incontinence urinaire d’efforts se traduit par des pertes d’urine lors d’une toux, d’un éternuement, lors du port d’une charge lourde ou de changements de position. Elle est souvent observée dans les semaines qui suivent une intervention chirurgicale de la prostate (la prostatectomie). Cette incontinence d’efforts est due à une déficience du muscle sphincter qui peut être touché lors de l’acte chirurgical ou bien fragilisé temporairement lors des sutures internes. Elle peut aussi être due à une diminution de la longueur fonctionnelle de l’urètre. Ce type d’incontinence est fréquent dans les trois mois qui suivent une intervention de la prostate. Elle régresse dans la plupart des cas. Le temps de récupération est d’environ trois mois mais cela peut prendre plus d’une année.

L’incontinence urinaire par impériosité

L’instabilité vésicale ou hyperactivité vésicale se définit par des fuites urinaires qui surviennent après un besoin urgent et irrépressible d’uriner. Cette instabilité ou impériosité peut être due à des contractions non contrôlées de la vessie ce qui entraîne des fuites urinaires. Certaines situations du quotidien peuvent convenir à ce type d’incontinence comme insérer une clé dans une serrure ou passer ses mains sous l’eau froide.

Incontinence urinaire chez l’homme : choisir son traitement

Le choix du traitement de l’incontinence urinaire chez l’homme ne revient pas au patient. C’est au médecin traitant ou à l’urologue de choisir le traitement en concertation avec le patient et en prenant en compte la cause de l’incontinence, le type d’incontinence urinaire et la gêne ressentie. Les traitements permettent d’améliorer grandement les symptômes de l’incontinence mais également la qualité de vie qui peut être impactée par les fuites urinaires.

Quels traitements pour l’incontinence urinaire par impériosité ?

Pour traiter l’incontinence urinaire par impériosité, plusieurs solutions sont proposées :

  • La prise de médicaments comme les antispasmodiques et anticholinergiques qui permettent de diminuer les contractions de la vessie. Les principales molécules utilisées sont : l’oxybutynine, la solifénacine ou encore le flavoxate.
  • La rééducation du périnée, ou rééducation périnéo-sphinctérienne, qui peut être associée à un traitement comportemental. Ce dernier a pour but d’adapter la consommation de liquide et de reprogrammer les mictions pour réduire progressivement les envies d’uriner.
  • La chirurgie : le traitement par toxine botulinique, le neurostimulation sacré et l’entéroplastie d’agrandissement sont des solutions pour traiter l’incontinence urinaire masculine par impériosité.

Quels traitements pour l’incontinence urinaire d’efforts ?

Pour traiter l’incontinence urinaire d’efforts, différents traitements peuvent être mis en place :

  • La rééducation du périnée chez un kinésithérapiste grâce à l’électrostimulation avec ou sans biofeedback. Cela permet de renforcer les muscles du plancher pelvien et du sphincter de l’urètre.
  • La chirurgie : elle est indiquée en cas d’échec de la rééducation ou de traitements médicamenteux. L’opération consiste à la mise en place de bandelettes rétro-urétrales. La bandelette synthétique est placée en arrière de l’urètre par voie périnéale. L’intervention dure 30 minutes en moyenne. Cette technique est destinée aux patients présentant une incontinence urinaire faible ou modérée. La pose de la bandelette rétro-urétrale permet le plus souvent (dans 70% des cas) une guérison complète.

Traitement de l’incontinence urinaire masculine : utiliser une pince pénienne pour éviter les fuites urinaires

La pince pénienne est conseillée pour éviter les pertes urinaires après une chirurgie ou liées à l’âge. Ce dispositif est conçu pour les hommes qui souffrent d’incontinence et qui ne souhaitent pas porter de protections absorbantes car ces dernières sont odorantes et gênantes. La pince pénienne Uriclip® s’adapte à la majorité des pénis. Elle compense les sphincters défaillants et permet de comprimer et de fermer l’urètre jusqu’à ce que le besoin d’uriner survienne. Pratique, astucieuse et invisible, la pince pénienne est également imperméable. Elle ne laisse pénétrer ni l’eau ni l’urine pour se sentir toujours propre !